• Sarah

Lumière sur la méditation dans sa/ses tradition(s)

On a sans doute tout dit sur la méditation! À tel point qu’aujourd’hui il est difficile de s’y retrouver dans toutes les définitions données. Méditation avec support visuel, méditation sur le souffle, méditation avec visualisations… les choix sont vastes!

On l’appelle souvent aujourd’hui « méditation de pleine conscience » - toutefois la pleine conscience n’est qu’une étape dans le processus de méditation.



Chaque méditation est un pas de plus vers Soi, pour se détacher également de sa réalité parfois filtrée par notre subjectivité - pour se rapprocher enfin, de notre vraie nature : cultiver les graines de bienveillance déjà présentes en nous et les faire grandir pour développer dans notre cœur une attitude toujours grandissante d'ouverture et de bienveillance. Nous développons donc la capacité à vivre de plus en plus en harmonie avec les autres et avec nous-mêmes.

Jetons un oeil aujourd’hui sur la définition traditionnelle.


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Qu’est ce que réellement la méditation dans sa tradition ?

Si l’on devait résumer :

  • Dans l’Hindouisme et donc le Yoga, le mot méditation s’infuse du sankrit (ancienne langue d’Inde) dhyāna qui se traduit le plus souvent par « absorption ». Bien qu’étymologiquement il signifie simplement contemplation.

  • Dans le Bouddhisme, la méditation se traduit en sanskrit par bhāvanā, qui signifie « cultiver, développer » et le mot tibétain gom, « l'éveil de nos qualités ».

Il faut noter que bien que présentés séparément dans le Yoga et dans le bouddhisme, les deux définitions et approches de la méditation se rejoignent et s’entremêlent dans des points communs, même si les deux approches et « écoles » sont fondamentalement distinctes.

Les méthodes bouddhiques

Les principales « méthodes » de méditation bouddhique sont divisées en 2 grands groupes :

  • Samatha Bhāvanā : le développement de la tranquillité pour parvenir à dhyāna (vu plus haut ;-)), la contemplation et absorption absolue

  • Vipassana Bhāvanā : le développement de la sagesse, pour parvenir au nirvāna (dans le bouddhisme) ou samadhi (dans l’hindouisme), qui n’est pas un lieu, comme le paradis, mais une condition de l'être ou plutôt une non-condition. C’est la cessation de la souffrance (dharma), quand l’âme arrive à se détacher de tous les désirs du corps et où les cycles (samsara) s'interrompent pour faire place à l'éveil qui permet de comprendre le monde et de se détacher de ses contraintes et conditionnements (en bref :-) ! ).



Pour faire plus simple, c’est l’espace de recueillement au plus profond de soi, là où l'on rencontre le divin, le sacré, et où on revient à notre vraie nature : l’amour, la paix, la compassion la plus pure. L’unité avec soi, le vivant, le cosmos, la vie.

En fait, le but ultime n'est pas vraiment le nirvana mais la « bodhi », un état d'omniscience.


NOTE: dans le bouddhisme il existe plusieurs écoles, les voici « listées » si vous avez envie d’approfondir vos recherches : bouddhisme zen Mahayana (Chine, Japon, Corée et une partie du Vietnam), bouddhisme Theravada (Cambodge, Laos, Thaïlande, Birmanie et Sri Lanka), bouddhisme tibétain (Vajrayana)

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